Science et Race

Anthropologie, biologie moléculaire, psychométrie : les données les plus récentes en matière de sciences de l’homme attestent toutes de l’existence des races et de leur différence intrinsèque.

Alors que l’anthropologie physique part des différences morphologiques entre les populations réelles, la biologie moléculaire identifie d’abord les gènes pour construire à partir d’eux des populations statistiques. D’où des définitions différentes de la notion de race.

Pour le généticien David C. Rife, “les races de l’humanité sont des subdivisions de l’Homo sapiens différant entre elles par la présence de certains gènes ou dans les fréquences de plusieurs gènes” (1), tandis que pour l’anthropologue H.V. Vallois, il s’agit de “groupements naturels d’hommes, présentant un ensemble de caractères physiques héréditaires communs”(2). Ces caractères sont liés à la structure du corps – anatomiques -, au fonctionnement de ses organes – physiologiques -, au fonctionnement de son cerveau – psychologiques -.  Les différences raciales ne se limitent donc pas à la couleur de peau. “Si grandes que puissent être les différences physiques entre les Noirs et les Européens, par exemple, les différence d’ordre mental et psychologique sont plus grandes encore” (3) estimait le docteur L.S.B. Leakey.

LES CLASSIFICATIONS RACIALES

Du XVIIIème siècle jusqu’aux années 1960, l’étude de la diversité raciale s’appuie essentiellement sur l’anthropologie physique. Les scientifiques mesurent la taille du crâne, la dentition, la pigmentation de la peau, la couleur des yeux ou encore la texture des cheveux. C’est avec Linné (1707-1778) qu’apparaît la première classification scientifique. Dans son Systema Naturae, le savant suédois segmente l’humanité en quatre grandes races : Americanus, Europaeus, Asiaticus et Asser (noire). Blumenbach (1752-1840), fondateur de l’anthropologie, en ajoute une cinquième, la race malaise.

Au fil des siècles, selon les critères retenus, les anthropologues trouvent un nombre variable de races, allant de quatre à plus de soixante-dix ! En fait, il importe de distinguer entre deux catégories : les races primaires, grandes races ou groupes raciaux (Rassenkreise), et les races secondaires, races de second ordre ou races locales. Les grandes races correspondent aux divisions de l’humanité actuelle, leur localisation géographique étant très nette, et elles ont la valeur de véritables sous-espèces. En 1933, Georges Montandon  en distinguait cinq : pygmoïde, négroïde, vedd-australoïde, mongoloïde et europoïde. Vallois, lui, trouvait quatre groupes raciaux : grand’race australoïde, grand’race leucoderme (blanche), grand’race mélanoderme (noire), grand’race xanthoderme (jaune).

LES APPORTS DE LA BIOLOGIE MOLECULAIRE

C’est dans le domaine de la biologie moléculaire que des scientifiques contestent la notion de race.

En France, le généticien André Langaney résume leur opinion : “La leçon de la génétique, c’est que les individus sont tous différents à l’intérieur des populations et que les caractères qui font ces différences se retrouvent dans toutes les populations” (4).

Grâce à la génétique des populations, il est possible d’analyser la distance génétique entre les populations à partir de leurs variations allèliques – les allèles étant les diverses formes que peut prendre un même gène. C’est ainsi que l’équipe de Luigi Luca Cavalli-Sforza a comparé 120 allèles de 42 populations différentes (5). En effectuant une analyse multivariée de ces allèles, les généticiens ont isolé quatre principales zones géographiques : Afrique, Europe, Asie et Australie. Ces “grandes régions ethniques”, pour reprendre le terme des auteurs coïncident avec les quatre races classiques de l’anthropologie, déjà identifiées il y a deux siècles !

La génétique des populations confirme donc bien l’existence des races humaines. Certes, celles-ci matérialisent des variations de faible proportion du polymorphisme génétique humain. Mais les gènes ne s’apprécient pas seulement en quantité, mais aussi en qualité. Par exemple, les hommes et les chimpanzés ont 98% de leur génome en commun. Minime sur le plan quantitatif, cette différence de 2% s’avère décisive sur le plan qualitatif. Il en est de même entre les peuples.

LES ORIGINES DE L’HOMME

La biologie moléculaire nous apprend que tous les hommes partagent le même génome. Mais tous les chercheurs ne s’accordent pas sur la date d’émergence de l’espèce humaine. Pour la majorité, toute l’humanité actuelle descendrait d’un petit groupe d’individus vivant en Afrique il y a 200 000 ans, qui aurait rapidement essaimé sur les cinq continent et remplacé l’Homo erectus. C’est la théorie out of Africa ou Eve africaine, aussi nommée théorie de la spéciation-remplacement. Pour les autres, partisans de la théorie multirégionale ou polycentriste, la différenciation de l’espèce daterait du stade Homo erectus (1,8 million d’années), l’homme moderne apparaissant indépendamment en Afrique, en Asie et en Europe.

Or, l’étude des crânes et des squelettes montre une étonnante continuité régionale de certaines caractéristiques physiques. Les chercheurs chinois ont depuis longtemps reconstitué des lignées évolutives complètes de l’Homo erectus à l’Homo sapiens, et des traits asiatiques contemporains se trouvent déjà chez des Homo erectus. Ce qui fait dire au paléontologue Wu Xinghi : “Les Chinois modernes ne sont pas nés en Afrique”.

Durant l’été 1999, l’équipe de David Lordkipanidze a découvert, en Géorgie, un crâne vieux de 1,8 million d’années, ce qui double d’un seul coup l’âge de peuplement de l’Europe. Parti d’Afrique voici 1,9 million d’années, Homo erectus se serait répandu en Europe, puis en Asie, plus rapidement qu’on ne le pensait, ce qui remet en question l’hypothèse africaine. Pour Yves Coppens, l’homme moderne est apparu simultanément en Afrique, en Europe et en Asie à partir de l’Homo erectus : “J’ai peine à nous imaginer, nous hommes modernes, surgis tout faits d’Afrique”.

Dans un article publié en mars 2002 dans la prestigieuse revue scientifique Nature, le généticien américain Alan Templeton  a réfuté la théorie de la spéciation-remplacement. En comparant des gènes issus de différentes populations , il développe la théorie de l’hybridation-remplacement. En effet, il retrouve, certes, la trace génétique d’une dispersion récente de l’homme moderne, il ya 80 000 à 150 000 ans, mais aussi des différences génétiques datées de 420 000 à 840 000 ans, qui s’expliquent par une dispersion beaucoup plus ancienne que l’Homo sapiens. Notre ancêtre commun n’est donc pas l’homme moderne. La nouvelle espèce, apparue il y a environ 150 000 ans n’a pas remplacé les populations préexistentes, mais s’est mélangée à celles-ci.

Une nouvelle étude, publiée le 6 août 2007, dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences, met définitivement à mal la théorie out of Africa. Les auteurs, des spécialistes espagnols, géorgiens et italiens de l’évolution humaine, ont analysé plus de 5000 dents fossilisées datant du pléistocène, sur une période s’étendant de l’émergence de l’Homo erectus à l’apparition d’Homo neanderthalensis. Au vu d’une analyse dentaire comparée, deux groupes humains bien distincts apparaissent : l’un formé de fossiles exhumés sur le continent eurasiatique (Homo erectus, Homo heidelbergensis, Homo neanderthalensis), l’autre de fossiles découverts sur le continent africain (Australopithecus afarensis, Australopithecus africanus, Homo habilis). L’examen montre “d’importantes différences morphologiques” entre eux. Chez les Eurasiates, la denture antérieure (incisives et canines) se caractérise par une robustesse que l’on ne retrouve pas chez les Africains, tandis que la denture postérieure (prémolaires et molaires) des premiers est marquée par une importance réduite par rapport aux seconds. Autant d’indices qui prouvent, selon les chercheurs que l’évolution en Eurasie et en Afrique “ont été relativement indépendants pendant une longue période”.

SELECTION NATURELLE ET DIFFERENCIATION RACIALE

La paléontologie et la génétique confirment donc que la différenciation raciale procède d’une adaptation écologique et d’un isolement génétique sur une très longue période, près de deux millions d’années. L’évolution des espèce s’effectue grâce au système mutation-sélection, qui a également joué son rôle dans la formation des races humaines. Lorsque les premiers hommes sont apparus à la surface du globe, l’isolement géographique a produit des phénomènes de mutation, de dérive génétique et d’adaptation sélective.

De nombreux scientifiques estiment que les glaciations successives dans l’hémisphère nord ont pu exercé une forte pression sélective sur le développement du cerveau et de l’intelligence. C’est l’avis du docteur Donald. A. Swan : “Le niveau actuel et la position culturelle dominante des races caucasienne et mongoloïde sont une conséquence des processus biologiques et évolutifs qui remontent au pleistocène ancien et moyen” (6).

De même, pour le généticien sud-africain J. D. J. Holmeyr, “au cours de 200 000 années d’évolution de l’Homo sapiens dans l’hémisphère nord (Europe, Asie), l’homme s’est trouvé placé dans des milieux spécifiques différents qui ont exigé de lui certaines aptitudes nécessaires à sa survie”. Au contraire, en Afrique, “relativement peu de changements se sont produits en l’espace de plusieurs milliers d’années” Conséquence, “le niveau culturel est resté relativement bas” et “aucune civilisation comparable à celles qui ont fleuri dans l’hémisphère nord n’y est jamais apparue” (7).

RACE ET INTELLIGENCE

L’on dispose de nombreuses études sur la répartition raciale de l’intelligence, en particulier aux USA. La plus célèbre a été publiée en 1969, par Arthur R. Jensen. Pour ce professeur de psychologie à l’université de Berkeley, le QI des Noirs américains se situe en moyenne quinze points ne dessous de celui des Blancs, des facteurs génétiques, plus que socio-économiques, expliquant ces différences psychoraciales.

Dernière grande étude, publiée en 1994, The Bell Curve (8) est un pavé de 845 pages, écrit par le psychologue Richard Herrnstein et le sociologue Charles Murray. Les auteurs confirment l’existence d’une différence de QI entre Blancs et Noirs de quinze points en faveur des premiers. Ils en concluent que les programmes d’affermative action en faveur des minorités ethniques sont vouées à l’échec, et que les USA se diviseront à l’avenir entre une “élite cognitive”, d’origine européenne et asiatique, et un sous-prolétariat de couleur, financièrement et intellectuellement défavorisé. En réponse à la campagne de diabolisation dont ils ont été victimes, Herrnstein et Murray ont reçu l’appui de cinquante-deux universitaires, signataires d’un manifeste publié le 15 décembre 1994 dans l’édition européenne du Wall Street Journal. On peut y lire: “Comme le montrent toujours de vastes enquêtes réalisées à l’échelle nationale aux Etats-Unis, les résultats obtenus par Les Noirs de dix-sept ans, pour les mathématiques, les sciences et la lecture, se rapprochent en moyenne de ceux obtenus par les Blancs de treize ans”. De même, “les étudiants noirs issus de familles aisées (…) n’obtiennent pas de meilleurs résultats en moyenne que les Blancs issus de familles pauvres”. Leur conclusion rejoint celle de The Bell Curve : “Il n’existe pas de données convaincantes donnant à penser que les courbes de QI des différents groupes ethniques et raciaux soient en train de converger”(9).

Plus récemment encore, dans IQ and Global Inequality (10), deux universitaires, Richard Lynn et Tatu Vanhanen, établissent une étroite corellation entre les mesures du QI des populations et le degré de développement d’un pays, semblant donner raison au slogan d’Europe-Action “Sous-développés, sous-capables”.

Edouard Rix, Réfléchir & Agir, hiver 2008, n°28, pp. 48-49.

NOTES :

(1) D.C. Rife, Race and heredity, in Race and modern science (R.E. Kuttner, éd.), Social science press, New York, 1967, p.148.

(2) H.V. Vallois, Les Races humaines, PUF, Paris, 8 éd., 1971, p.6.

(3) L.S.B. Leakey, The progress & evolution of man in Africa, Oxford University Press, Londres, 1961, p.15.

(4) A. Langaney, “les Races à l’épreuve de la science”, l’Histoire, octobre 1997.

(5) The History and Geography of Human Genes, University Press, Princeton, 1993.

(6) D.A. Swan, “The anthropology of the brain : 3. Homo erectus, the origin of the races, and the evolution of the brain”, The Mankind quaterly, 1973, n°14, p.40.

(7) J.D.J. Hofmeyr, “Entretien”, Nouvelle Ecole, juillet-août 1972, n°19, pp. 83-84.

(8) R. Herrnstein, C. Murray, The Bell Curve. Intelligence and class Structure in American Life, Free Press, New York, 1994, 845 p.

(9) “Les acquis de la recherche scientifique à propos de l’intelligence”, Eléments, janvier 2000, n°97, p.42.

(10) R. Lynn, T. Vanhanen, IQ and Global Inequality, Washington Summit Publishers, Washington, 2006, 442 p.

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